La connaissance de la dynamique sédimentaire des littoraux repose couramment sur l’analyse diachronique de la ligne de rivage. En effet, en milieu micro-tidal, la mobilité de la limite terre/mer traduit précisément le gain ou la perte de surface de plage émergée. Elle est donc considérée par extension comme un indicateur de référence de l’évolution des plages au sens morphodynamique du terme (plage émergée + plage immergée). Pourtant, de nombreux facteurs naturels (substrat affleurant, hétérogénéité granulométrique du prisme sableux, apports solides des fleuves, transit sédimentaire marin et éolien, morphologie des barres d’avant côte) ou anthropiques (aménagements côtiers longitudinaux ou transversaux, rechargements), laissent supposer que la morphodynamique du prisme sableux n’est pas nécessairement homogène sur l’ensemble de son profil émergé et immergé. L’hypothèse de l’existence d’une corrélation significative entre le bilan surfacique de sa partie aérienne et le bilan volumique de sa partie sous-marine sur l’avant-côte, postulat sur lequel repose la pertinence de l’analyse morphodynamique des plages à partir de l’évolution de la ligne de rivage, est donc à vérifier.

L’étude porte sur l’évolution du trait de côte et du bilan sédimentaire d’avant-côte du littoral sableux de la région Languedoc-Roussillon (d’Argelès au grau du canal de Saint-Jean, 12 km à l’est de Port-Camargue) de 1895 à 1984 (période dite « autonome », car relativement peu perturbée par les actions anthropiques) et de 1984 à 2009 (période « anthropique », durant laquelle les aménagements côtiers sont implantés dans la durée).


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